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19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 19:00

Je mets ce mardi le 4° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce nouveau billet certes ancien reste encore d’actualité. J’espère qu’il va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquez pas de placer ici en commentaire si vous n’êtes en en vacances et si le captcha ne vous importune pas !

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog que vous auriez pu écouter : ici vous avez le plaisir de le lire.

Comment illustrer un tel billet ?

Par des fleurs celles de mes lauriers roses !

Elle a tout osé, Joséphine...

Bien avant celle qui a fait le succès de Bashung, elle avait tout osé, Joséphine ! L'autre Joséphine. La fille du Missouri arrivée en France comme un cadeau de l'humanité. C'était Joséphine Baker, la chanteuse noire qui faisait briller son art sur les plus grandes scènes du monde. C'était la danseuse trépidante, la meneuse de revue éclatante sous les feux de la rampe. Ce fut aussi la femme de l'ombre, dans les années sombres de l'Occupation. Ce fut la Résistante qui agissait en secret au péril de sa vie au service de la France Libre, pendant la 2eme guerre mondiale. Celle qui cachait les messages secrets dans ses partitions, celle qui dissimulait les micro-films dans son soutien-gorge.

Oui, elle a tout osé, Joséphine.

Avant d'être une icône, Joséphine Baker fut d'abord une femme libre. Une femme Noire, fière et forte de sa couleur qui, sans relâche aura mené le combat de sa vie contre l'injustice et pour la liberté. On la trouvera toujours engagée dans la lutte antiraciste, notamment aux côtés de Martin Luther King, pour la défense des droits civiques aux Etats-Unis et en France en soutien à la Licra.

Oui, elle a tout osé Joséphine !

Son corps de danseuse, souple comme une liane, sa voix de chanteuse si mélodieuse, si envoûtante, son charme naturel, ont affolé toute une époque. Elle connut ses heures de gloire surtout dans la France ce l'après-guerre, la France son pays d'adoption à laquelle elle avait contribué par sa renommée de star internationale à redonner des couleurs. Quelle merveilleuse ambassadrice ! « J'ai deux amours, mon pays et Paris », quelle belle synthèse dans la chanson emblématique d'Henri Varna et Vincent Scotto qui l'a popularisée dans le monde entier. La gloire, donc la gloire pour la petite fille du Missouri devenue la reine de Paris.

Oui, elle a tout osé Joséphine à commencer par se ficher des préjugés. Au spectacle, sa ceinture de bananes, ce n'était pas du tout une caricature. C'était le fruit d'une histoire. C'était un pied de nez à la colonisation.

Les Milandes, l'oeuvre de son cœur. Comment évoquer Joséphine Baker sans parler du château des Milandes, en Dordogne où, dans le même souci d'humanité, elle avait accueilli une douzaine d'enfants du monde, riches de leurs différences. C'était sa «  Tribu Arc-en-Ciel ». Si cet « Arc-en-Ciel » avait rempli son cœur, il avait hélas vidé son compte en banque. Et ce fut la ruine, l'expulsion, l'un des épisodes les plus douloureux de sa vie.

Oui, elle avait tout osé, Joséphine, y compris le sacrifice de sa sueur, pour donner espoir à l'enfance en souffrance. Mais, courageuse, elle avait su rebondir en remontant une dernière fois sur scène, alors que tout paraissait perdu.

Quarante six ans après sa mort, la flamme de Joséphine brûle toujours comme une veilleuse invisible. C'est cette flamme que l'on va conduire au Panthéon, le 30 novembre prochain.

En l'honorant, la République veut rendre hommage à tout ce qu'elle représente dans le grand art comme dans la gravité. Dans la diversité aussi. Dans la Liberté enfin. Dans quelques mois, Joséphine Baker rejoindra la place des Grands hommes, auprès des cinq femmes qui y sont déjà, parmi lesquelles Marie Curie et plus récemment Simone Veil. Il y aura aussi à quelques pas de là, un voisin de combat, Victor Schelcher...

Peut-être que dans leur repos éternel, lorsque Joséphine arrivera, une pensée fugace traversera ces grands esprits entrés dans l'Histoire : « Oui, elle a bien fait d'oser, Joséphine ! »

 

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commentaires

A
Un super billet lu avec plaisir , j'ai beaucoup apprécié . Amitiés
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A
J'ai d'abord admiré tes superbes photo, puis j'ai eu le plaisir de lire osé Joséphine un vrai régal : merci pour ce bon partage . Bonne journée mon ami . Cordialement
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R
Oui, c'est super ce texte j'ai bien apprécié . Amitiés
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C
Un propos très intéressant, que j'ai lu avec beaucoup de plaisir ! Amitiés cordiales
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C
J'ai bien aimé ce super hommage à cette grande Dame : admirable Joséphine ! Bonne nuit . Sincères amitiés
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F
Un billet très agréable à lire , j'ai adoré ; bravo ! Cordiales amitiés
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Z
Génal ;<br /> Bies e binne surée - Zaza:
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