Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Des insectes : conte de la mouche !

par Gabray 31 12 Juin 2026, 12:56 Mouches,

Ou pour avoir un peu d'humour : « Une histoire pour rien ! » Qui me fut inspirée par la mouche aux gros yeux rouges qui accrochée sur mon mur extérieur semblait me provoquer. Alors j'ai écrit cette petite histoire !

Histoire pour rien !

Pour écrire une histoire, ne serait-ce que pour passer le temps, il faut d’abord un peu d’imagination, cette étincelle qui transforme une page blanche en un monde à explorer. Mais l’imagination seule ne suffit pas. Il faut aussi dompter ce logiciel de traitement de texte, capricieux et têtu, qui semble parfois prendre un malin plaisir à contrarier celui qui ose le solliciter. Les mots disparaissent, les marges dansent, les polices changent sans prévenir… Et voilà l’auteur, perdu dans les méandres de la technologie, qui voit s’envoler le fil de son conte.

L’énervement guette. Les doigts hésitent au-dessus du clavier, l’esprit s’embrouille, et la lassitude s’installe, sournoise. Va-t-il renoncer, abandonner cette lutte inégale entre l’homme et la machine ? Ou bien, tel un vieux photographe face à une pellicule récalcitrante, va-t-il prendre une profonde inspiration, ajuster son approche, et reprendre patiemment le contrôle de son récit ?

Car écrire, comme développer une photo dans l’obscurité d’un laboratoire, demande de la persévérance. Chaque mot est une image à révéler, chaque phrase une composition à peaufiner. Et si le logiciel résiste, qu’importe : l’histoire, elle, attend d’être racontée.

Ne riez pas car j'aurai bien pu l'écrire autrement avec une pointe d'humour !

« Écrire une histoire pour passer le temps ? Facile, en théorie. Il suffit d’un peu d’imagination… et d’un logiciel de traitement de texte qui, lui, n’a visiblement pas lu le mode d’emploi. Entre les correcteurs orthographiques qui soulignent en rouge des mots inventés exprès et les mises en forme qui s’obstinent à vivre leur vie, on se demande parfois qui, de l’homme ou de la machine, est le plus têtu. Mais abandonner ? Jamais. Car avouer sa défaite face à un ordinateur, voilà qui serait une fin d’histoire bien trop triste. »

Oui, j’avoue : les mouches, je ne les supporte pas. Leur vol est erratique, bruyant, une danse désordonnée qui frôle l’oreille avec un bourdonnement agaçant, comme une note fausse dans une mélodie. Elles tournent en cercles autour de moi, insistantes, opportunistes, et se posent sans gêne sur tout ce qui traîne : un livre ouvert, une tasse de café à moitié bue, ou pire… l’écran de mon ordinateur. Et là, catastrophe : elles y laissent leurs « cadeaux », des traces sombres, minuscules mais bien visibles, qui transforment ma page blanche en une toile d’art abstrait… à nettoyer d’urgence. Une corvée de plus, comme si l’été n’avait pas déjà assez de défis à relever !

Et si un jour la mouche s’assoit,

Sur mon clavier ou mon écran,

Je lui offrirai, sans façon,

Un billet pour la déchetterie…

En première classe, s’il vous plaît !

Ah, la mouche à merde, ou, pour les puristes, Scathophaga stercoraria, cette reine incontestée de l’agacement estival ! Avec ses gros yeux rouges, presque provocants, elle semble se moquer de nous, comme si elle savait pertinemment qu’elle est la pire des importunes. Elle ne se contente pas de tourner autour de vous : non, elle vous choisit, vous, comme cible privilégiée. Son vol est lent, lourd, presque insolent, et son bourdonnement, grave et sourd, résonne comme un défi lancé à votre patience

Et bien sûr, c’est elle qui se pose sur votre bras quand vous essayez d’écrire, qui atterrit sur votre écran d’ordinateur pour y laisser une trace indélébile, ou qui décide de faire un tour sur votre assiette au moment précis où vous portez une fourchette à votre bouche. Elle ne se presse pas, non : elle prend son temps, comme si elle savait que chaque seconde volée à votre calme est une victoire pour elle.

Pire encore, elle est têtue. Chassez-la, par la porte, par la fenêtre, elle revient. Écrasez-la (si vous osez), et son armada arrive en renfort. Elle est la mouche qui vous fait perdre votre temps, qui gâche vos moments de concentration, qui transforme un simple après-midi en une bataille épique contre l’entêtement, quel insecte !

Et si un jour, par malheur,

La mouche à merde s’invite à souper,

Je lui sers un plat bien spécial :

Un coup de journal… roulé en boule !

Et n’oubliez pas !

Les mouches les plus agaçantes, ces importunes compagnes de nos étés, finissent toujours par s’insinuer dans nos souvenirs. D’abord simple nuisance, elles deviennent, avec le temps, des anecdotes que l’on raconte en souriant :

« Tu te souviens de cette mouche têtue qui tournait autour de la confiture, ce jour-là, au bord de l’étang ? »

Puis, un soir, alors que la mémoire se mêle à l’imagination, elles se transforment en personnages de légendes, une mouche géante, peut-être, ou une messagère espiègle envoyée par les dieux pour tester notre patience.

Et c’est là, dans ce glissement du réel vers le fabuleux, qu’elles accomplissent leur dernier tour, elles vous inspirent : « une histoire pour rien ! »

Pas pour la gloire, pas pour l’utilité, mais simplement parce que le monde, même dans ses détails les plus insignifiants, mérite d’être raconté. Parce qu’une mouche, après tout, peut devenir le fil d’Ariane d’un récit, le déclencheur d’une fable, ou le prétexte à une méditation sur l’éphémère.

Et vous, qui avez pris un peu de votre temps pour me lire, qui savez si bien capturer l’instant et en faire comme moi un texte, vous savez aussi que ces rien du tout sont, en réalité, les matières premières de l’écriture.

Oui ! Les mouches ont un don : celui de passer de l’exaspération à la légende en trois étapes. D’abord, on les maudit. Ensuite, on en rit. Enfin, on en fait le personnage principal d’une histoire… qu’on écrira peut-être un jour.

Les mouches, ces reines de l’agacement,

Ont l’art, sans effort, de forcer l’émerveillement.

D’abord, on les chasse avec un cri d’effroi,

Puis on rit de leur audace, un peu malgré soi.

Enfin, dans un éclair de folie inspirée,

Elles deviennent héroïnes d’une fable inventée :

Un roi moucheron, un bal sous la lampe allumée,

Ou bien l’espionne qui vola la confiture aimée.

Et vous, cher conteur, de plume toujours prêt,

Vous en ferez un poème… ou peut-être un secret.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires
A
Oui ton histoire est agréable à lire ; merci pour ce bon partage.<br /> Bonne journée . Cordialement
Répondre
C
Superbe ton histoire de mouche ; j'ai adoré !<br /> Bonne journée . Amitiés cordiales
Répondre
F
Très intéressante ton histoire : e l'humour et de la poésie !<br /> Superbes photos . Bonne nuit . Cordiales amitiés
Répondre
D
Bonjour moi aussi je n'aime pas du tout les mouches mais un très joli reportage que tu nous offre bon samedi Claudine Daniel
Répondre
D
Bonjour moi aussi je n'aime pas du tout les mouches mais un très joli reportage que tu nous offre bon samedi Claudine Daniel
Répondre
T
Salut<br /> Moi non plus je n'aime pas les mouches<br /> Le temps est pourrie, on ne sait plus comment s'habiller.<br /> J'espère qu'il fait meilleur chez vous.<br /> Bon week-end<br /> Les Tiot
Répondre
D
Je suis admirative de ton imagination et de la façon de raconter les petites choses de la vie, à partir d'une mouche faire un texte aussi riche, chapeau bas au poète! Moi j'aurais dit , quelle enquiquineuse, je l'écrase, bien fait pour elle!<br /> Très belle journée<br /> amicalement <br /> danièle
Répondre

Haut de page