Au Barcarès, les grands travaux s’animent encore, comme une symphonie mécanique qui résonne entre les rues et le littoral. Pourtant, une certitude me tenaille : l’été sera là avant que tout ne soit achevé.
La grande place, ce cœur battant de la ville, entièrement repensée, ne sera pas prête pour ce début juillet. Les pavés ne sont pas encore posés, les bancs attendent leur tour, et les arbres, soigneusement choisis, n’ont pas encore trouvé leur place sous le ciel catalan.
La halle, elle, se dresse déjà, fière et moderne, mais ses abords restent un chantier à ciel ouvert. Les aménagements au sol, ces détails qui transforment un espace en un lieu de vie, ne seront pas finalisés à temps.
Et que dire de la promenade en bord de mer, ce ruban de béton et d'arbres et plantes qui doit valoriser les plages et mettre à l'honneur le musée contemporain ? Là, il faudra encore attendre l’été prochain pour voir l’ouvrage dans son entier, comme une toile dont on ne percevrait que les esquisses.
Alors oui, il faut être patient. Mais la patience, au Barcarès, a toujours été récompensée. En attendant, il reste les reflets changeants de l’étang, les cris des mouettes, et cette lumière dorée qui, elle, ne déçoit jamais.

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