Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 août 2022 2 02 /08 /août /2022 01:00

             Je mets ce mardi le 5° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

            Je pense que ce nouveau billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire, mais je suis sûr que vous allez dire que cela à peut-être pris quelques rides et que l’actualité est déjà inscrite au passé !

            Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me pose chaque fois cette question : comment illustrer ces propos? Après réflexion j’ai retenu ces quelques photos de hauts de palmier qui semblent nous inviter à lever la tête vers le ciel et à mieux aiguiser notre réfection  !

          Que vous dire encore, que j’ai cassé mon appareil photographique, que je dois utiliser mon téléphone et que la qualité laisse à désirer ! En ce moment impossible d’obtenir un A P N : rupture de stock, on attend la livraison ! Encore la faute à la guerre en Ukraine : m’a-t-on dit ! Alors je vais prendre quelques jours de vacances durant ce début août !

Allons-y sans détour ! Quand y a des tours, y a des tours... Dimanche 21 juin, c'était le premier tour des élections départementales et régionales. Hier c'était le second tour de ces mêmes élections. Très bientôt, ce sera le troisième tour avec les élections des Présidents de Région et de Conseils Départementaux qui seront installés en un tournemain pour six ans.

Enfin jusqu'au 18 juillet, c'est le 4eme Tour. Le grand tour, le Tour mythique, le Tour éternel, le Tour de France... cyclique, qui lui, déroule sa boucle tous les ans au cœur de l'été.

Quels points communs entre tous ces tours ? Les tours d'élections mettent en selle de nouveaux élus ou donnent la prime aux sortants, tandis que les Tours de France mettent en selle de nouveaux champions ou confirment la suprématie des sortants. C'est selon .

Pour les élections, le maillot jaune est souvent resté sur les épaules des sortants. Pour les géants de la route, ça semble aller dans la même direction avec un champion du monde Alaphilippe impressionnant dès les premiers tours de roue...

Par contre, côté participation, le compte tours n'affiche pas les mêmes performances. En politique, l'abstention a mis plusieurs tours dans la vue à la participation. Un mauvais tour qui fait monter dans les tours les défenseurs de la démocratie et les porteurs d'eau de la citoyenneté. Devant tant d'indifférence, de renoncement, d'irresponsabilité civique, faut-il craindre un jour, des élections bidon ? Il serait bon de sortir la tête du guidon pour ne pas aller dans le mur.

Pour le Tour de France, pas d'abstention ! Le succès populaire est toujours au rendez-vous sur les routes de l'Hexagone. Le public unanime et mobilisé, accompagne les coureurs dans leur chevauchée fantastique, qu'ils soient premiers de cordée ou relégués dans le gruppetto.

Partout les mêmes foules, les mêmes vivats, les mêmes passions, et parfois -hélas- les mêmes imprudences, sur les routes d'une France réconciliée, vivante, prête à rêver.

Chacun, plus qu'à son tour, ne doit pas laisser passer son tour pour donner un tour nouveau à nos existences. La pandémie du Covid, le risque climatique, la dérive des réseaux sociaux, les fractures de notre société nous montrent que nous ne sommes pas à l'abri d'un tour de cochon.

Alors il faut se dire que rien n'est perdu. Si on peut s'amuser à « Joué les Tours », quelque part dans les vignes de Touraine, on peut tout autant déjouer les mauvais tours en faisant travailler quelque peu nos neurones, fût-ce au prix d'un tour de reins intellectuel.

Et comme chacun a plus d'un tour dans son sac, il faudra mettre tous ces tours à profit pour dénouer les crises et, à l'instar des coureurs du Tour, grimper vers d'inaccessibles sommets.

Se colleter au défi d'une ascension vers le bonheur, c'est quand même mieux que de déserter les bureaux de vote et de s'isoler, loin des isoloirs. L'avenir se conquiert à chaque tour de roue.

Et puis, n'est-ce pas Francis Dupouey, comme le claironnent tous les speakers du monde au terme de toutes les courses cyclistes, il ne faut pas désespérer :

« Au prochain tour, l'arrivée ! »

 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 19:00

Je mets ce mardi le 4° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce nouveau billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire, si vous n’êtes pas en vacances et si le captcha ne vous importune pas !

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog que vous auriez pu écouter : ici vous avez le plaisir de le lire.

Comment illustrer ces propos ? Après réflexion j’ai retenu ces photos de roses qui hébergent quelques visiteurs parfois indésirables !

A quelque chose malheur est bon a-t-on coutume de dire. C'est surtout bon pour les marchands d'illusions ! Ainsi, les gourous de tout poil saisissent-ils l'opportunité de la crise sanitaire du covid pour tenter de profiter de la fragilité ambiante. L'inquiétude, l'anxiété, l'angoisse qui traversent l'opinion, les querelles de médecins, les polémiques d'experts, les pertes de confiance consécutives aux errements de la gestion de crise, constituent un terreau favorable aux complotistes, aux vendeurs de faux espoirs, aux adeptes des médecines dites « alternatives ».

 

Tous ces imposteurs ne s'avancent même pas masqués. Ils tiennent tribune sur les réseaux sociaux et s'exhibent sans vergogne sur les vidéos de youtube.

Ces théoriciens du jus de carotte, du crudivorisme, de la tisane miracle et des lampes UV, tous ces VRP du naturel et du surnaturel multiplient les promesses de bien-être et de guérison, en prônant de délaisser la médecine, les médicaments et la science pour s'abandonner à l'aventure et aux risques de thérapies fantaisistes.

 

Si bien qu'à côté de la pandémie du Covid-19, un autre virus pernicieux aurait tendance à se propager. Celui d'un abus de confiance manifeste qui s'insinue dans notre environnement sous un air faussement rassurant.

Les peurs, les inquiétudes suscitées par les mystères du covid, sont du pain béni pour les sectes de toute nature. Il est à noter en effet que les dérives sectaires identifiées représentent 40% de l'ensemble des signalements reçus par la Miviludes, autrement dit la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Cette Mission très officielle, a reçu, il faut le souligner, 70 signalements d'arnaques liées au Covid.

 

Dans ce milieu de charlatans patentés où voisinent les psycho-thérapeutes autoproclamés, les conférenciers à la gomme, les enfumeurs invétérés, les démiurges de bazar, les colporteurs de bobards, les mystificateurs en tous genres, les détecteurs d'ondes cosmiques et les scrutateurs des cycles lunaires, mijote un « bouillon de 11 heures » qui peut devenir dangereux pour ceux qui auraient la tentation d'y goûter...

 

Dès lors, la vigilance s'impose pour ne pas se laisser intoxiquer par ceux qui prétendent nous libérer de nos psychoses en buvant un verre d'eau. La santé est un sujet trop sensible pour l'abandonner aux faux-semblants, aux mauvaises « recettes », aux arnaques et aux impostures de toutes sortes.

 

Alors, si quelqu'un vous dit, méfiez-vous de la médecine, méfiez-vous des médicaments, méfiez vous de la science...méfiez-vous d'abord et surtout de celui qui vous le dit !

 

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 19:00

Je mets ce mardi le 4° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce nouveau billet certes ancien reste encore d’actualité. J’espère qu’il va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquez pas de placer ici en commentaire si vous n’êtes en en vacances et si le captcha ne vous importune pas !

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog que vous auriez pu écouter : ici vous avez le plaisir de le lire.

Comment illustrer un tel billet ?

Par des fleurs celles de mes lauriers roses !

Elle a tout osé, Joséphine...

Bien avant celle qui a fait le succès de Bashung, elle avait tout osé, Joséphine ! L'autre Joséphine. La fille du Missouri arrivée en France comme un cadeau de l'humanité. C'était Joséphine Baker, la chanteuse noire qui faisait briller son art sur les plus grandes scènes du monde. C'était la danseuse trépidante, la meneuse de revue éclatante sous les feux de la rampe. Ce fut aussi la femme de l'ombre, dans les années sombres de l'Occupation. Ce fut la Résistante qui agissait en secret au péril de sa vie au service de la France Libre, pendant la 2eme guerre mondiale. Celle qui cachait les messages secrets dans ses partitions, celle qui dissimulait les micro-films dans son soutien-gorge.

Oui, elle a tout osé, Joséphine.

Avant d'être une icône, Joséphine Baker fut d'abord une femme libre. Une femme Noire, fière et forte de sa couleur qui, sans relâche aura mené le combat de sa vie contre l'injustice et pour la liberté. On la trouvera toujours engagée dans la lutte antiraciste, notamment aux côtés de Martin Luther King, pour la défense des droits civiques aux Etats-Unis et en France en soutien à la Licra.

Oui, elle a tout osé Joséphine !

Son corps de danseuse, souple comme une liane, sa voix de chanteuse si mélodieuse, si envoûtante, son charme naturel, ont affolé toute une époque. Elle connut ses heures de gloire surtout dans la France ce l'après-guerre, la France son pays d'adoption à laquelle elle avait contribué par sa renommée de star internationale à redonner des couleurs. Quelle merveilleuse ambassadrice ! « J'ai deux amours, mon pays et Paris », quelle belle synthèse dans la chanson emblématique d'Henri Varna et Vincent Scotto qui l'a popularisée dans le monde entier. La gloire, donc la gloire pour la petite fille du Missouri devenue la reine de Paris.

Oui, elle a tout osé Joséphine à commencer par se ficher des préjugés. Au spectacle, sa ceinture de bananes, ce n'était pas du tout une caricature. C'était le fruit d'une histoire. C'était un pied de nez à la colonisation.

Les Milandes, l'oeuvre de son cœur. Comment évoquer Joséphine Baker sans parler du château des Milandes, en Dordogne où, dans le même souci d'humanité, elle avait accueilli une douzaine d'enfants du monde, riches de leurs différences. C'était sa «  Tribu Arc-en-Ciel ». Si cet « Arc-en-Ciel » avait rempli son cœur, il avait hélas vidé son compte en banque. Et ce fut la ruine, l'expulsion, l'un des épisodes les plus douloureux de sa vie.

Oui, elle avait tout osé, Joséphine, y compris le sacrifice de sa sueur, pour donner espoir à l'enfance en souffrance. Mais, courageuse, elle avait su rebondir en remontant une dernière fois sur scène, alors que tout paraissait perdu.

Quarante six ans après sa mort, la flamme de Joséphine brûle toujours comme une veilleuse invisible. C'est cette flamme que l'on va conduire au Panthéon, le 30 novembre prochain.

En l'honorant, la République veut rendre hommage à tout ce qu'elle représente dans le grand art comme dans la gravité. Dans la diversité aussi. Dans la Liberté enfin. Dans quelques mois, Joséphine Baker rejoindra la place des Grands hommes, auprès des cinq femmes qui y sont déjà, parmi lesquelles Marie Curie et plus récemment Simone Veil. Il y aura aussi à quelques pas de là, un voisin de combat, Victor Schelcher...

Peut-être que dans leur repos éternel, lorsque Joséphine arrivera, une pensée fugace traversera ces grands esprits entrés dans l'Histoire : « Oui, elle a bien fait d'oser, Joséphine ! »

 

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2022 2 05 /07 /juillet /2022 19:00

Je pense que vous allez lire avec plaisir sur ce blog ce 2° billet de Pierre Escorsac diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux".

On peut écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je mets d’une manière aléatoire les billets qui sont déjà parfois anciens mais restent encore d’actualité. J’espère que celui-ci et les suivants vont vous inspirer quelques réactions. C’est tous les mardis que vous aurez un nouveau billet.

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog que vous auriez pu écouter : ici vous avez le plaisir de le lire.

« Aimer la liberté par-dessus tout ! ». Vous savez qui a dit ça ? Un génie de la musique, Ludwig van Beethoven. Et bien, quand j'entends certains propos, quand je vois certaines attitudes, je me rends compte que cette proclamation de l'illustre compositeur s'impose encore plus fortement de nos jours. Sans aucune fausse note...

Dernier exemple : je prends la position de Dupond-Moretti par rapport aux anti-chasseurs, qu'il qualifie « d'ayattolahs de l'écologie ». L'avocat et actuel Garde des sceaux, dans la préface d'un livre du président de la Fédération de chasse, s'en prend sans se masquer, aux défenseurs extrémistes de la cause animale qu'il qualifie « d'illuminés et d'intégristes ».

Tollé chez les « bien-pensants ». Mais comment celui qui fut une grande gueule des prétoires et qui est aujourd'hui en responsabilité ministérielle, peut-il tenir de tels propos, s'indignent les tenants de la cause ?

Et pourquoi pas ? Après tout, il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Mais voilà, c'est compter sans le politiquement correct, cette hypocrisie institutionnalisée qui obère la pensée et nivèle le débat par le bas.

On a trop souvent laissé le champ libre aux diktats de ces groupes de pression, de ces minorités agissantes qui ne représentent qu'elles-mêmes et qui voudraient imposer leur point de vue au plus grand nombre. Voyez les anti-foie gras, les anti-corrida, les « anti-tout ».

A ce propos, il y a une remarque récurrente qui me hérisse : « Ce que l'on pouvait dire, faire, écrire il y a 20 ans, on ne pourrait plus le faire aujourd'hui ».

Vous appelez ça le progrès, vous appelez ça une avancée culturelle, vous appelez ça une évolution intellectuelle, une ouverture d'esprit ?

Mais bon sang, la liberté de penser ne s'use que si l'on ne s'en sert pas.

Et je pose la question : Face à la pensée unique, où est donc la pensée critique ?

Je rappelle tout de même l'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme :

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Voilà, c'est clair. Entre la liberté et l'abus, il y a de la marge. Il y a de quoi dire. Il y a tout ce que les hommes et les femmes peuvent apporter comme idées nouvelles avec la richesse de leur jugement et la force de leur engagement. Il y a tout un patrimoine intellectuel qui ne demande qu'à s'exprimer.

Enfin, face aux intolérances de tout poil, faut-il que je convoque la phrase célèbre de Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire ».

Penser soi-même et oser dire ce que l'on pense, voilà une respiration de l'esprit indispensable à notre « vivre ensemble ». A notre parler ensemble. A notre avancer ensemble.

« Le danger de croire à la pensée universelle, c'est d'abandonner nos pensées individuelles pour se soumettre à une pensée unique », met en garde Serge Zeller, face au risque d'un prêt à penser, formaté, aseptisé, étriqué, cadenassé.

Le débat républicain, l'exercice de la démocratie, c'est l'affaire de tous au nom de la liberté.

Alors, penseurs, philosophes, porteurs d'idées, éclaireurs, défricheurs d'avenir, réveillez-vous ! Ne craignez pas de créer, d'affronter le vrai débat, même s'il dérange. Surtout s'il dérange...

Les quatre vérités sont toujours bonnes à dire surtout si elles écorchent les oreilles de ceux ou de celles qui ont fait de l'intolérance leur fonds de commerce.

 

Partager cet article
Repost0
28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 19:00

Je pense que vous allez lire avec plaisir sur ce blog les billets de Pierre Escorsac diffusé sur les ondes de "Radio Côteaux".

On peut écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Côteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Côteaux" 104,5 et 97,7!

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à diffuser sur mon blog le billet radio que vous auriez pu écouter et ici vous avez le plaisir de le lire.

 

« Il faut arrêter d'emmerder les Français » assurait dans une formule restée célèbre le Président Pompidou. C'était il y a 50 ans. Dans l'euphorie des 30 glorieuses, le successeur du général de Gaulle à l'Elysée, voulait d'une France prospère, heureuse et décrispée. Il voulait en finir avec les tracasseries qui entravent les dynamiques, avec les freins qui empêchent la société d'avancer. « Arrêter d'emmerder les Français », les encourager à entreprendre, à construire, à développer, à s'engager sur la voie du progrès dans l'intérêt de leur pays. Tout un programme plein de promesses et d'ambition. En fait, il fallait libérer les Français du corset sociétal qui les enserrait.

 

Cinquante ans après, il n'est pas sûr que le postulat de Georges Pompidou soit toujours d'actualité. C'est plutôt le contraire. Au moins pour une catégorie de Français qui croulent sous les contraintes : j'ai nommé les automobilistes. Les voici désormais sous la menace d'une nouvelle arme fatale. Et quelle arme : insidieuse, camouflée, sournoise et quelque part, très lâche. Cette arme c'est la voiture radar privée. Ces voitures radars imparables, conduites par des conducteurs privés, sans casquettes et sans galons, circuleront en Occitanie en 2022, c'est à dire demain !

Ces voitures indétectables, sans flash, sans distinction d'aspect ou de couleur, vous piègeront à leur guise et sans prévenir. Vous ne vous rendrez compte de rien. Vous ne vous méfierez pas de ces voitures-pièges qui seront à vos côtés dans le flot de la circulation, comme des véhicules ordinaires, prêtes à vous prendre pour cible.

 

Certes, je comprends parfaitement que la sécurité routière nécessite le respect de certaines règles élémentaires. Faire baisser le nombre de victimes des accidents de la route est une évidence que personne ne conteste. Mais il faut une autorité pour les faire appliquer, ces règles. Et les forces de l'ordre sont là pour accomplir cette mission. Elles sont formées, assermentées, pour cela.

Par contre, des chauffeurs privés ont-ils toutes les qualités requises pour se lancer dans cette traque aveugle ? De quelle légitimité ces espions infiltrés peuvent-ils se prévaloir pour tirer à votre insu la photo de votre voiture ? On peut logiquement se poser ces questions... sans faire de mauvais esprit.

 

Enfin, cette nouvelle arme, qui s'ajoute à l'arsenal répressif déjà en vigueur, ne fait que renforcer la pression qui pèse sur les épaules des automobilistes. Nous avons les radars aux feux rouges, les radars cabines, les radars pédagogiques, les radars tronçons, les radars discriminants, les radars chantiers qui nous attendent au tournant. Demain, ce seront les drônes qui d'en-haut, contrôleront le respect des distances entre véhicules. Bref, demain on conduira sous surveillance, sous contrôle, aux aguets en permanence. Au point qu'on en oubliera le volant et qu'on ira droit dans le mur, pour une faute d'inattention !

 

Flashé, traqué, espionné, rançonné par dessus le marché, l'automobiliste risque de se sentir un jour stigmatisé. Alors, comment pourra-t-il sortir indemne de ce parcours du combattant de la route auquel il sera soumis ? Ne serait-il pas plus intelligent de le former, de le responsabiliser au volant, de lui donner des armes pour aller vers une sécurité plus consentie et moins punitive.

Et puis, pour en revenir à notre propos du début, il faudra quand même penser un jour à « moins emmerder les Français », comme le recommandait en son temps Georges Pompidou, un Président de la République qui aimait conduire sa voiture lui-même, sur les routes du Lot. Il n'y avait pas de radar à l'époque, sur la causse lotois, du côté de Cajarc...

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gabray 31
  • : La photo comme moyen de communiquer ... Les voyages favorisent les découvertes et les souvenirs... Un blog pour faire connaître les pays Tolosan et du Lauragais ...
  • Contact

à noter

 "Nature et patrimoine" :

vous invite au rendez-vous du

" en septembre"

sur le thème  :

" qui reste à fixer "

Recherche