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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 12:00

Je mets ce mardi le 17° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire. Ce propos reste toujours d’actualité!

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois illustrer ces propos?

Après réflexion, j’ai dû admettre que je n’avais jamais photographié de cirque mais surtout capturé des instants livrés par la nature. Ces jours derniers un oiseau a foncé dans une de mes portes-fenêtres, l’a heurté : un suicide ! Avait-il renoncé à sa liberté ? Tombé sur une marche de mon escalier, j’ai dû l’enterrer dans un coin de mon jardin, les feuilles de l’automne vont le recouvrir.

Adieu girafes, éléphants, tigres, lions, léopards, hippopotames. Adieu dresseurs sans peur, numéros sans reproches. Adieu jungle apprivoisée. Adieu animaux mythiques, qui faisiez écarquiller les yeux des petits et des grands à l'ombre des chapiteaux multicolores, sous l’œil des clowns empanachés.

Le couperet est tombé. Cette fois, ce n'est pas le sapin de Noël qui tombe. C'est tout un pan de l'histoire du cirque que l'on abat. On parlait beaucoup de cet interdit, sans trop y croire, pensant que la tradition ancestrale perdurerait. Mais non, elle y est arrivée la ministre de l’Écologie et de la transition en douceur à déloger les fauves du cirque.

D'ici 5 ans, période de transition écologique, il n'y aura plus d'animaux sauvages dans les cirques ambulants.

Fini le grand frisson devant la cage aux lions !

Il n'y aura pas davantage d'orques et de dauphins dans les delphinariums.

Virés les animaux de compagnie de nos rêves d'enfants !

Une nouvelle page s'ouvre nous dit-on, en faveur du « bien-être animal ». Certes, je n'ai rien contre et c'est même heureux. Mais, vous les avez vus malheureux, vous les pensionnaires chouchoutés des ménageries ? Vous les avez vus maltraitées, ces stars savantes de la piste qui obéissent au doigt et à l’œil ? Vous les avez vus maltraités ces éléphants qui se tiennent par la trompe, la paupière rieuse et le pas cadencé ? Vous l'avez vu maltraité le roi lion secouant sa crinière au vent d'autan ? Et le tigre, et le zèbre, toujours tigrés, toujours zébrés ?

Cette mesure brutale a pris de court tous les gens du cirque ambulant. Il en existe dans les 300 en France. Et cette finitude concerne environ 500 animaux sauvages. Les professionnels du cirque comprennent d'autant moins cet oukase ministériel que ces bêtes ne sont pas capturées dans la jungle pour être enfermées dans des cages. Non, elles sont élevées à la maison. Les cirques reproduisent leurs bêtes et les alimentent souvent au biberon lorsque ce sont encore des bébés aux dents acérées, mais innocentes.

Au quotidien, le personnel dédié alimente les animaux avec des tonnes de viande et de fourrage, ce qui représente une activité économique itinérante conséquente.

Autre observation et non des moindres, on constate que la durée de vie des animaux de cirque est plus longue que celle des animaux de la jungle livrés à la nature. Serait-ce le cas s'ils étaient maltraités, malheureux, dépressifs, souffrant de leur enfermement ?

Ce qui est sûr, dans tout cela, c'est que le cirque va perdre de sa magie, de son attrait, j'ajouterai même de sa chair. Un cirque sans ménagerie, ça crée un vide. Un vide au niveau du spectacle, certes, mais aussi un vide affectif. C'est du vivant en moins.

Car on sait bien que pour les petits et les grands, l'attrait exercé par les grands fauves fait battre les cœurs. Le détour par la ménagerie est incontournable. On regarde, on observe, on hume les odeurs singulières, mêlées à celles de la litière. On vibre quand ça feule, on tremble quand ça rugit.

Au cirque, on s'offre un moment d'exotisme, un long voyage pour pas cher. Il va falloir en profiter, car ça ne va pas durer. Les Pincer, les Gruss, les Muller, les Zavatta vont voir s'éloigner les derniers héritiers de la jungle vers un monde sans avenir pour eux.

Sans ses tigres savants, ses lions cabotins, ses éléphants balourds, ses panthères aux yeux de braise, ses chameaux bosselés, le monde de demain sera-t-il meilleur pour autant ?

Un monde qui, en perdant une à une ses illusions, se verra désormais privé d'une part de rêve. Une de plus ! C'est triste...

 

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22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 12:00

Je mets ce mardi le 17° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire. Ce propos reste toujours d’actualité!

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois illustrer ces propos? Après réflexion, j’ai dû admettre que mon inspiration était défectueuse et comme j’étais tenu de choisir, j’ai retenu ces quelques photos !

Bouger pour mieux se retrouver. Rouler pour jouer la proximité. Voyager sans se stresser.

Le service roulant revient à la mode.

Le commerce ambulant sillonne à nouveau les campagnes. On voit de plus de véhicules aménagés venir à la rencontre des clients potentiels. Ce retour aux tournées de jadis est souvent l’œuvre de jeunes auto-entrepreneurs qui se lancent dans une aventure inspirée par l'air du temps. C'est à dire le besoin de rencontre, de contact humain, qui recoupe l'envie de consommer local.

Parfois ces initiatives sont conduites par des personnes en quête de reconversion. Des hommes et des femmes désireux d'échapper à la pression professionnelle dans les villes pour s'engager dans une nouvelle vie. Pour donner du sens à leur vie.

Ainsi, Adeline après 14 ans dans une banque revient aux saveurs de l'enfance qu'elle dégustait chez ses grands-parents.

Un « burn out » et la voilà sur de nouveaux chemins, ceux d'un commerce ambulant qu'elle a mis sur pied, ou plutôt sur roues !

Dans son département des Yvelines elle a très vite créé son réseau en amont avec les producteurs locaux et en aval avec sa clientèle.

« J'offre aussi à mes clients des moments de convivialité et de chaleur humaine » se réjouit-elle.

Adèle Mestre, animatrice de territoire en région parisienne observe qu'on voit de plus en plus d'artisans, coiffeurs, réparateurs de vélos, proposer leurs services dans les villages.

Autre version, chez nous cette fois, des camions sociaux en Comminges montés par des associations à l'instar du camion-douche de Toulouse.

A Cazères/Garonne, la « Maison pour tous » propose « L'Itinérant » pour permettre aux habitants des villages de se retrouver, de converser et de faire remonter leurs souhaits auprès des intervenants. Il y a aussi dans le même esprit, le bus mobile informatique destiné à combattre sur le terrain la fracture numérique.

Dans ces nouveaux carrefours de vie, dans cette agora revisitée, on ne compte plus les « food-trucks », l'épicerie, la boucherie, la mercerie itinérante.

Enfin, et là c'est complètement nouveau, il y a désormais l'invitation au voyage par étapes avec le « Magic Bus », cet hôtel sur roues entièrement customisé, inventé par Lisette Abadie une jeune touche à tout de génie que nous avons reçue tout dernièrement à « Radio Coteaux » pour nous présenter son projet. Lisette va démarrer son tour de France le 13 septembre avec la première étape Toulouse-Pau. On la suivra dans ses pérégrinations.

Alors, l'ambulatoire mode éphémère ou nouveau mode de vie ? L'avenir le dira. Mais, bien sûr, pour que ça roule, il faut que chacun y retrouve ses billes…

Si vous désirez découvrir la Mairie annexe de Leucate,

suivez ce lien :

http://gabray31.eklablog.com/

 

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15 novembre 2022 2 15 /11 /novembre /2022 12:00

Je mets ce mardi le 16° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire. Ce propos reste toujours d’actualité!

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois illustrer ces propos? Après réflexion j’ai retenu ces quelques photos !

Avec Jean-Michel Baylet, nous venons de célébrer les 150 ans d'une grande Dame de la presse française : « La Dépêche du Midi ». Un journal d'un siècle et demi, c'est tout simplement un trésor. C'est comme un grand élixir de l'Histoire de l'humanité. Le grand âge, le bel âge me direz-vous ? Oui, le bel âge. Celui devant lequel on s'incline avec respect. Le respect que l'on doit aux personnes âgées, à nos aînés, à nos anciens. A ceux dont on dit qu'ils bénéficient du fameux privilège de l'âge. L'un des rares privilèges qui ait échappé à la nuit égalitaire du 4-août 1789 !

En Afrique, où les personnes âgées sont protégées, choyées, considérées, vénérées, on dit que lorsqu'un Africain meurt, c'est une bibliothèque qui disparaît. On sait combien la vieillesse est porteuse de savoir et de sagesse.

Certains prétendent que si on veut savoir comment une société fonctionne, il faut regarder comment elle traite ses vieux. Sommes-nous sur ce point si exemplaires ?

On peut raisonnablement se poser la question quand on voit qu'une certaine mode est au jeunisme, quand ce n'est pas au dégagisme. Quand on voit la situation dans certains Ehpad où tout n'est pas rose. Quand on se demande comment on va faire face à la dépendance, à l'isolement, au repli, à la marginalisation de personnes coupées de l'organisation sociale.

On peut se poser la question de la place des personnes du troisième ou du quatrième âge dans notre société , quand, en période de crise sanitaire, on envisage un moment de confiner les populations dépassant une limite d'âge.

Les retraités se sentent parfois à part. Inutiles et improductifs. Tout juste si on ne leur dit pas qu'ils n'apportent rien, alors qu'ils vivent bien.

Où est donc l'âge d'or des générations dorées ? Est-il si difficile de maintenir le lien entre les générations ? De bâtir des solidarités sur le ciment qui doit unir les jeunes et les moins jeunes ?

Une société est un ensemble, une entité humaine et pas une superposition de classes d'âge qui s'ignorent. Quitte à devenir antagonistes.

Le grand âge doit être vu comme une richesse, pas comme une charge. Il doit être perçu comme un bonheur, une avancée, un progrès scientifique quand on voit l'espérance de vie s'allonger.

Les 150 ans de « La Dépêche » témoignent avec éclat de la force de l'âge. Ils symbolisent en quelque sorte tous les apports du quotidien dans la construction de l'Histoire. Page par page. Témoignage après témoignage. Récit après récit.

Le journal concrétise, par l'héritage de la pensée qu'il nous lègue, le vécu des hommes et des femmes qui ont marqué leur époque.

Alors, on comprend bien que loin d'être un handicap, l'âge est une chance. Les souvenirs, la mémoire des aînés sont des pépites. Si la valeur n'attend pas le nombre des années, les années contribuent à donner de la valeur au temps.

Et si, au bout du compte, en pensant aux vieux, aux anciens, aux aînés, on dégustait, en levant bien haut nos verres, un armagnac « hors d'âge » ?

 

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8 novembre 2022 2 08 /11 /novembre /2022 12:00

Je mets ce mardi le 15° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire. Ce propos reste toujours d’actualité!

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois illustrer ces propos? Après réflexion j’ai retenu ces quelques photos ! J’aurai bien voulu mettre à l’honneur une R5. Je n’en ai pas trouvé sur mon chemin ! Ces antiquités de de chevaux mériteraient une bonne rénovation! 

C'est une nouvelle version de « Retour vers le futur ». La Renault 5, la bonne vieille R5 revient en trombe. On la croyait remisée dans les garages de la légende. Et bien non ! La marque au losange la ressort du passé pour lui donner un nouvel avenir. Un avenir branché puisque le prototype qui sera mis en circulation d'ici 5 ans fonctionnera à l'énergie électrique. Ainsi en a décidé le nouveau patron du constructeur automobile Luca de Méo qui a déclenché sa « Renaulution ». Une « Renaulution » qui consiste à faire du neuf avec du vieux, à faire renaître, sous une forme modernisée, les vieilles gloires des années phares. Ainsi, Luca de Méo veut-il faire de la mythique R5 ce qu'il avait fait de la non moins mythique Fiat 500.

Petite marche arrière. La première R5 est sortie de l'usine de Flins en 1972. Pourquoi Renault 5 ? Parce que son moteur avait une puissance de 5 cv fiscaux. Le succès commercial fut immédiat. Elle fut la voiture la plus vendue en France pendant 10 ans, de 1974 à 1983. A la fois sportive et très maniable, souple et nerveuse, agréable à conduire, facile à garer, novatrice par sa carrosserie, la R5 était un petit bijou tout terrain aussi bien à la ville qu'à la campagne. Succédant à la fameuse Simca 1000 chantée par les Chevaliers du fiel, la R5 fit les beaux jours des auto-écoles de France et de Navarre. Et on la croisa partout sur nos routes et nos chemins. Mais jamais elle ne fut banalisée car elle compta tout autant dans notre paysage que dans nos vies.

Elle accompagna le quotidien de tant de conducteurs, de tant de familles. Elle avait fière allure sur la route des vacances, ainsi qu'en témoignent les films d'époque. Elle tenait toute la route sur la Nationale 7 de Charles Trénet. Mais la R5 ne fut pas seulement l'auto de tous.

La R5 fut, l'a-t-on oublié, une star de cinéma. On l'a vue en vedette dans « Une histoire simple » avec Romy Schneider et Claude Brasseur, dans « Police Python » avec Yves Montand, dans « Le Chat et la souris » avec Morgan et Reggiani, et aussi dans « Elle court, elle court la banlieue » avec Alice Sapritch, Higelin et Coluche.

Renault Turbo, Alpine Renault, la R5 fut aussi une championne sur les circuits automobiles.

Avec des moteurs survitaminés, ce petit bolide ne faisait pas de complexe dans les compétitions.

La R5 avait tout d'une grande !

Il faut dire que la R5 avait de qui tenir, puisque ce véhicule « révolutionnaire », succédait à une autre reine de la route au destin non moins populaire, la fameuse, l'inoubliable 4L.

Celle-ci tint le haut du bitume d'août 1961 à décembre 1992 et fut construite dans 28 pays. Dauphine de la « Dauphine », elle vit le jour sur le site de l'île Séguin. Le succès de ce véhicule passe-partout fut, là encore immédiat. La 4L fut en tête des ventes de 1962 à 1965.

La 4L aussi connut son heure de gloire au grand écran. Souvenez-vous, dans le film « Les Visiteurs », la voiture jaune du facteur fit croire à « Jacouille », qu'elle était conduite par un « Sarrazin » ! La 4L, on l'a vue aussi dans « Les bronzés font du ski », dans « La Cité de la peur », dans « A la poursuite du diamant noir » et dans « Rien à déclarer ».

La mythique R4, par sa commodité, sa polyvalence, était très prisée, des artisans, des PME, des PTT et d'EDF... Mais elle fut surtout pendant de longues années, le véhicule emblématique des gendarmes. Non pas pour se lancer aux trousses des chauffards, mais pour assurer leur service partout et par tous les temps. On dit même qu'elle était à son époque la seule voiture française qui permettait de conduire avec...un képi sur la tête. C'est tout dire !

Voilà donc, après ce petit parcours dans le rétroviseur, l'annonce d'une nouvelle jeunesse pour la petite perle de Renault à l'aune de la décennie 2020. Le constructeur va créer une « Electropôle », la plus grande usine de voitures électriques d'Europe, dans le Nord de la France, pour fabriquer la R5 du futur. Renault projette de mettre 24 modèles sur le marché, dont 10 en version électrique, d'ici 5 ans.

La « Twingo » prendra alors sa retraite pour ouvrir la voie à une nouvelle génération d'automobiles. Une génération qui sera le symbole vivant du passé.... recomposé.

Si vous désirez voir des clichés des clichés de tomates,

suivez ce lien :

https://ombreetsoleil.blogspot.com/

 

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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 19:00

Je mets ce mardi le 14° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire. Ce propos reste toujours d’actualité!

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois illustrer ces propos? Après réflexion j’ai retenu ces quelques photos : hélas pas d’oies mais des pigeons et des poules !

Mais où étaient donc passées les oies du Capitole, à Washington ? Si elles avaient été là, en faction sur les marches du Parlement américain, les hordes sauvages pro-Trump, n'auraient peut-être pas pénétré aussi facilement dans le temple inviolé de la Démocratie américaine. Les fières cacardeuses, les jars au cou dressé et au bec vengeur auraient donné l'alerte, comme l'avaient fait dans la Rome antique les oies du Capitole de Rome. Tout le monde connaît cet épisode épique, entré dans la Légende. Nous sommes au VI° siècle. Après le sac de Rome par les vaillants Gaulois de Brennus, les Romains s'étaient réfugiés dans la citadelle du Capitole, sur l'une des collines dominant la Ville éternelle.

Une nuit, les troupes gauloises tentèrent de prendre le Capitole. Les contemporains d'Astérix et Obélix avancèrent en silence pour ne pas réveiller les soldats romains. Mais, malgré toutes ces précautions, leur tentative avorta. Et à cause de qui ? Et bien à cause des oies qui avaient été disposées en sentinelles autour du temple de Junon. Les oies à l'ouïe fine se mirent à crier toutes en chœur pour donner l'alerte. Les légions du Consul Marcus Manlius (appelé aussi Capitolius), réveillées en sursaut, se mobilisèrent sur le champ pour repousser l'assaillant.

Depuis, ce fait d'armes réglé non pas au pas de loi, mais au cri de l'oie, n'a cessé d'enchanter la mémoire populaire. Les oies du Capitole sont aussi célèbres que les cochons rôtis que Dame Carcasse avait envoyés par-dessus les créneaux de la Cité de Carcassonne, pour tromper l'ennemi.

Par contre, il faut rétablir une vérité : Non, ce n'est pas l'oie de Masseube qui a défendu les portes du Capitole de Toulouse, contrairement à ce que certains ont pu raconter à tort.

Le Capitole de Toulouse et celui de Rome n'ont en commun que l'appellation. Mais, les oies sont quand même venues sur la place du Capitole, dans la Ville Rose, il y a quelques années, dans le cadre d'une opération de promotion originale.

C'est la Confédération paysanne qui avait pris cette judicieuse initiative pour défendre l'agriculture traditionnelle et les producteurs de canard, au moment de l'épizootie de grippe aviaire.

Et, si elles ne se sont pas portées au secours du Capitole, qui n'était pas menacé, les oies de chez nous ont au moins défendu l'image de nos volailles fermières...

Pour en revenir à la réputation d'excellentes gardiennes faite aux oies, on observera que ce talent les a poursuivies jusque dans notre monde contemporain. C'est ainsi qu'en Écosse, où les porteurs de kilt n'hésitent pas à s'entourer d'oies, au risque de se faire pincer, les belles gallinacées sont utilisées pour surveiller les distilleries de whisky. Mais oui, elles assument leur rôle de gardiennes de l'alambic d'une ouïe sûre et d'un bec empressé. C'est le système d'alarme le plus économique et le plus écologique qui soit. En plus, en fin de carrière, on peut les déguster bien dodues, avec une pointe de whisky pour les parfumer. Après le « famous grouse », (le Lagopède d’Écosse emblème du meilleur scotch), le « famous geese » régale les fins palais.

Tout ceci pour dire que, si les Américains avaient eu des oies en ordre de bataille autour du Capitole, l'histoire aurait peut-être tourné autrement. Le chef de guerre des pro-Trump, avec ses cornes d'opérette et sa peau de bison toute poilue, aurait sans doute battu en retraite, sonné par l'alarme des volatiles. Mais il faut croire que la stratégie des yankees bat de l'aile. La preuve : ils paient dans cette attaque du Capitole l'aversion que certains d'entre eux nourrissent bêtement à l'égard du canard et du foie gras.

Il est temps que le nouveau Président Joe Biden rétablisse le Jeu de l'Oie ! N'est-ce pas Ariane Daguin ?

 

Si vous souhaitez découvrir des portes et des heurtoirs,

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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 19:00

Je mets ce mardi le 13° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire. Ce propos reste toujours d’actualité!

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois l’illustrer ces propos? Après réflexion j’ai retenu ces quelques photos de fruits : les kakis !

Comme la langue d'Esope, l'arme alimentaire peut être la meilleure et la pire des choses.

C'est une arme à double tranchant, selon qu'elle est entre des mains bienveillantes ou dans les mains sales d'empoisonneurs sans scrupules. L'arme alimentaire est assurément la meilleure des choses, dans la mesure où elle est vitale. C'est elle qui nourrit le monde et c'est elle qui garantit la survie de notre espèce depuis la nuit des temps. C'est tout un potentiel qui nourrit les circuits commerciaux, qui crée des richesses, fonde les échanges, favorise le développement, émancipe l'humanité.

Mais à l'opposé de cette image idyllique, l'arme alimentaire peut devenir la pire des choses si ses vertus sont dévoyées, si sa vocation est détournée, si son objet est disqualifié. C'est ainsi qu'éclatent les scandales alimentaires, ces bombes à retardement qui surviennent longtemps après le début des mauvaises pratiques qui ont échappé à tous les contrôles.

Ainsi en va-t-il du scandale de l'oxyde d'éthylène qui vient d'exploser au grand jour et à la face du monde. De quoi s'agit-il ? Des centaines de produits de grande consommation ont été rappelés ces dernières semaines, soupçonnés de recéler une substance cancerigène à haute dose.

Des lots de glaces, de sucre en poudre, de fromages, de gâteaux, de conserves de thon ont été mis hors circuit en urgence. Ces poduits infestés, en provenance d'Inde ou de Turquie, contiennent des graines de sésame, de caroube pour les glaces, vendus comme « bio » par dessus le marché.

Les contrôles effectués en France et en Europe ont révélé des teneurs en oxyde d'éthylène 3500 fois plus élevées que la « limite maximale de résidus », cette fameuse LMR sur laquelle le phytothérapeute Maurice Mességué se montrait vigilant et intransigeant.

Pour vous donner un avant-goût, de la nocivité de l'oxyde d'éthylène, voici quelques propriétés de ce poison. C'est un gaz incolore et inflammable commercialisé comme agent stérilisateur dans l'agro-alimentaire, désinfectant pour éviter les moisissures. Il est utilisé sans dommage dans le secteur pharmaceutique et la stérilisation du matériel chirurgical .

Par contre, s'il est ingéré il est très toxique pour l'homme et l'animal. Il peut provoquer des affections du poumon, des cancers et même des mutations génétiques. On s'en servait pour produire du gaz moutarde. C'est tout dire !

Voilà donc un produit qui devrait être banni de tout circuit alimentaire. Et bien oui, c'est le cas. En théorie, ce produit chimique est interdit dans l'Union Européenne comme pesticide depuis 1991 et en tant que produit de protection des denrées alimentaires depuis 2011. Pis, depuis 1994, l'Agence de recherche sur le cancer a classé ce produit chimique dangereux dans le Groupe 1, un classement confirmé en 2008.

Question subsidiaire : alors comment se fait-il que ce poison persiste encore dans le contenu de certains aliments de consommation courante ? Et bien, malgré tous les contrôles mis en place, principalement dans les pays européens, il y a du déchet, il y a des produits infestés qui passent entre les mailles du filet, au grand dam de l'industrie agro-alimentaire trompée par des fournisseurs peu scrupuleux. Le sénateur Laurent Duplomb, auteur du premier rapport d'information sur les retraits et rappels d'aliments, explique dans une interview à « La Dépêche du Midi », que nous sommes paradoxalement victimes de la transparence des contrôles. En effet, en indiquant nous-mêmes ce que l'on contrôle, les tricheurs, les pousse au crime alimentaire, sont mis au courant de ce qui n'est pas contôlé. Un comble ! Dès lors, ils en profitent pour transférer leurs substances toxiques de conservation vers d'autres produits...

Alors, comment combattre ces empoisonneurs de nos assiettes ? D'abord en identifiant avec précision l'origine du sésame et de la caroube importés. Ensuite en multipliant les contrôles sanitaires, en créant une task force de l'anti-poison, en agissant dans la discrétion pour plus d'efficacité. Enfin, en appliquant pleinement une réglementation édictée depuis 20 ans en la matière.

J'ajoute que les responsables de tromperies sur la marchandise aussi graves, devraient être condamnés à de très fortes amendes dont le produit serait reversé à la recherche médicale.

Enfin, l'occasion est ici trop belle pour inciter les consommateurs à consommer local, à préférer les circuits courts aux transports au long cours. A préférer les produits du terroir à ceux qui sont susceptibles d'avoir transité par des lieux de stockage pourris et mafieux.

Oui à « l'Ice Cream », non à « l'Ice Crime » !

 

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 19:00

Je mets ce mardi le 12° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire. Certes cela reste toujours d’actualité,!

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois illustrer ces propos? Après réflexion j’ai retenu ces quelques photos : de la Garonne à Portet !

Que d'eau... que d'eau ! s'exclamait platement le maréchal de Mac Mahon devant l'étendue du désastre des grandes crues de la Garonne en 1875. Et le préfet de répondre au président de la République : « Et encore, M. le Président, vous n'en voyez que le dessus » ! Il ne croyait pas si bien dire, le préfet de l'époque. Car le dessous d'une inondation est pire que le dessus. Quand les eaux se retirent, elles laissent des traces profondes et des dégâts considérables. Des dommages matériels énormes, quand ce ne sont pas des pertes humaines irréparables. L'inondation donne une image d'impuissance face à la force des éléments. Si le feu anéantit tout sur son passage, l'eau recouvre tout de toute son emprise.

Chaque fois que le trop plein des rivières et des fleuves déborde , c'est le même spectacle de désolation. On le voit ces temps ci dans le Lot-et-Garonne, dans le Tarn-et-Garonne, dans le Lot et aussi dans les Landes et en Gironde. Des villes, des villages, des maisons encerclées et envahies. De l'eau à perte de vue et des routes englouties. Des naufragés isolés, des évacuations par bateaux, des sauvetages par les airs. Des sapeurs-pompiers, des services de secours, des élus, des volontaires mobilisés pour porter assistance à des populations prisonnières des flots. Des animaux aussi. On a pu voir le sauvetage d'un cheval et d'un chien promis à la noyade. Sauver la vie. Sauver des vies.

La météo, les prévisions, les calculs, les simulations, les projections ont beau l'annoncer, la montée des eaux fait toujours une irruption violente dans le quotidien des gens. On veut ne pas y croire. Et pourtant, le scénario se répète : d'abord la crue menace, puis elle s'impose comme une force inéluctable. Ici l'eau affleure là où on ne l'a jamais vue monter, surprenant les habitants. Là, elle frappe pour la deuxième, la troisième et même la quatrième fois, plongeant les riverains dans le désarroi.

Est-ce que tout est dit pour autant ? Est-ce qu'il faut se résigner face à la catastrophe, sans réagir ? En plein cauchemar, ce qui m'impressionne le plus, c'est le courage des naufragés. S'ils ont de l'eau jusqu'à le ceinture, ils ne se laissent pas submerger par le découragement. Ils font face. Voyez ces commerçants qui épongent leurs réserves noyées, ces familles qui écopent le sol de la salle à manger, ces paysans vigilants qui savent que dans quelques jours, les champs et les prairies vont revenir à la surface. Voyez les anciens qui ne veulent pas quitter leurs maisons, parce que, disent-ils, ils en ont vu d'autres. Et des bien pires. Face à la fatalité, les hommes et les femmes résistent, serrent les dents sans céder à la plainte. Ils restent dignes, la tête hors de l'eau, comptant sur eux-mêmes, en attendant des jours meilleurs.

La tête hors de l'eau. Voilà l'image forte qui ressort de ce triste épisode dont il faudra bien tirer les leçons sur le plan technique, environnemental, météorologique, climatique pour éviter une sinistre répétition. Mais, au delà du debriefing, la leçon la plus marquante que l'on doit tirer de tout ça, c'est une leçon humaine. Au moment où l'on se plaint de tout et du reste, il y a des hommes et des femmes qui restent debout. Et aucune vague, aucun virus, ne pourra les faire vaciller !

 

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27 septembre 2022 2 27 /09 /septembre /2022 19:00

Je mets ce mardi le 11° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire. Certes cela est hélas d’actualité,!

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois illustrer ces propos? Après réflexion j’ai retenu ces quelques photos : des maisons et le château de Pibrac.

 Vous vous souvenez du film à succès de Patrice Leconte avec Michel Blanc et Bernard Giraudeau « Viens chez moi, j'habite chez une copine ». C'était plutôt drôle.

Et bien en 2020, nous avons une nouvelle version, un nouveau scénario qui pourrait s'intituler : « Ne viens pas chez moi, j'habite chez toi ». Autrement dit, j'ai posé mes valises dans ta maison, je m'y suis installé et je m'y trouve très bien ! Là, ce n'est plus drôle du tout. C'est du n'importe....squat !

C'est pourtant ce qui est arrivé à deux reprises, la semaine dernière, à Théoule-sur-Mer et dans la Nièvre. Les propriétaires ont découvert avec effroi que leur bien était occupé illégalement. Des squatteurs y avaient fait leur nid sans les prévenir de leur visite. Pour que tout soit clair, « un squatteur est une personne qui squatte, c'est à dire qui occupe de manière illégale un logement, un bâtiment qui ne lui appartient pas ». On appelle juridiquement cela, une « occupation sans droit ni titre ».

Logiquement, le commun des mortels pense que si le séjour des intrus est illégal, on doit pouvoir les mettre dehors. Et bien, ce n'est pas si simple. Si les indésirables sont dans les lieux depuis plus de 24 heures, s'ils ont changé la serrure et s'ils ont installé une boîte aux lettres à leur nom devant le logement, impossible de les déloger sans autre forme de procès. L'affaire doit être portée en justice. Et le le jugement peut prendre un certain temps, comme disait Fernand Raynaud.

Donc, beaucoup de tracas pour les plaignants et un confortable sursis pour les entrants.

D'où l'émotion qui a traversé l'opinion à la lumière de ces deux affaires. Beaucoup de proprios se posant LA question : « Et si ça m'arrivait ? »

Devant ces cas d'école semant le désarroi dans l'opinion, le législateur s'est saisi du dossier et un amendement a été adopté en commission des Lois pour raccourcir les délais d'expulsion des squatteurs.

De leur côté, les associations d'aide aux mal-logés s'alarment. Elles font valoir que la crise du logement peut expliquer certaines dérives. Les expliquer peut-être, mais en aucun cas les justifier. Car le droit de propriété est inaltérable, inviolable. La politique du coucou qui fait son nid dans le nid des autres est totalement hors-la-loi. La loi de la nature, ne s'applique pas au droit de propriété.

Mais, pour être totalement juste, il faudrait regarder les choses avec discernement. Et ne pas confondre les squatteurs, qui s'imposent chez vous avec arrogance et avec un manque total de respect, et les personnes mal logées qui suivent les procédures normales, qui jouent le jeu, même si c'est pesant, avec l'aide des associations, pour trouver un toit, obtenir un logement social.

On ne doit pas confondre l'égoïsme et l'imposture d'un squatteur et la patiente quête d'un citoyen réglo.

La loi du plus fort, n'est pas la meilleure solution pour défendre le plus faible. Notre organisation sociale repose sur un principe fondamental, le respect des lois de la République.

Les squatteurs feraient bien de s'en souvenir, avant d'aller nicher dans la maison d'autrui.

  

 

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 19:00

Je mets ce mardi le 10° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire.

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois illustrer ces propos? Après réflexion j’ai retenu ces quelques photos  de fleurs !

Le dessert, c'est sacré ! Et plus encore en cette période de fêtes qui s'annonce, malgré tous les covid du monde. C'est le temps des douceurs, comme l'on disait jadis. Des douceurs que l'on attend avec impatience et gourmandise, à la fin du repas. L'arrivée du dessert, sur la table de fête, ce n'est pas un simple moment du déjeuner en famille. C'est beaucoup plus que cela. C'est l'accomplissement du partage. C'est ce « plus » qui fait le charme du menu. C'est la touche qui sublime le festin. C'est la note qui couronne la symphonie. Le dessert, on l'attend, on l'espère, on l'a au bout de la langue.

Petits et grands, gourmands et gourmets le dévorent des yeux avec envie avant de le déguster avec volupté.

Bientôt, la bûche de Noël apportera cette magie. Mais aussi la pompe à huile de Provence et ses 13 desserts etc. etc.

Le gâteau a ceci de particulier qu'il peut être soit le compagnon des jours ordinaires soit le sommet des grands jours. Puits d'amour , macaron, tartelette, cannelé, crème brûlée, jésuite ou religieuse, pour le quotidien. Pièce montée avec sa verticale de choux, assortiment de délices sur un plateau, moëlleux au chocolat, charlotte, omelette norvégienne, pour les grands occasions. Les divines tentations sont multiples. Et les Français se laissent facilement séduire. Plus d'un sur deux avoue être « accro ». Un tiers en consomme deux fois par semaine. L'engouement pour les gâteaux est double : satisfaire ses propres papilles et offrir pour faire plaisir. Le gâteau est à la fois un cadeau que l'on se fait et un cadeau que l'on fait.

Oui, les Français sont fous de pâtisserie. Le chiffre d'affaires annuel de cette spécialité gastronomique s'élève à plus d'un milliard d'euros. Et, selon les statistiques, chaque foyer dépense en moyenne 350 euros par an pour les gâteaux. On compte dans notre pays 5000 établissements pâtisseries, pâtisseries-chocolateries, pâtissiers -traiteurs.

En outre, la pâtisserie est devenue en quelques années une friandise médiatique. Si la cuisine, depuis Raymond Oliver et Catherine Langeais a fait son entrée sur le petit éctran depuis belle lurette, la pâtisserie y est venue beaucoup plus tard. L'art du dessert s'est médiatisé à travers des émissions et des concours haut de gamme, qui mettent aux prises de vrais talents, sous les yeux exercés de jurés de très haut niveau représentants de la crème des pâtissiers, comme le Gersois Philippe Urraca, Meilleur Ouvrier de France, que nous allons retrouver dans quelques instants sur l'antenne de « Radio Coteaux ».

Cette exposition médiatique a un autre effet. Elle fait école. Elle incite le téléspectateur à faire soi-même. A expérimenter des recettes, à tenter sa chance avec les œufs montés en neige ou la crème anglaise. La pâtisserie est devenue un art populaire, un phénomène de mode et de société, faisant appel au savoir-faire et basé sur la qualité. Phénomène de mode, certes, et pourtant c'est une pratique très ancienne, vieille de 7000 ans, qui remonte à la Grèce antique. Les premiers gâteaux en forme de galette préparés par les Hellènes étaient faits de farine et de miel et cuits sur une pierre chaude ! Mais l'art n'a cessé d'évoluer à travers les âges, puisque le créateur du fondant au chocolat est un de nos grands chefs contemporains, l'Aveyronnais Michel Bras. Il aurait mis deux bonnes années pour mettre sa recette au point.

Alors, les becs sucrés ont-ils des préférences ? Oui. Le « Top 10 » des grands desserts, selon une très sérieuse enquête, s'établit ainsi et dans l'ordre : le baba au rhum, le macaron, le Paris-Brest, L'Ile flottante, le Mille-feuille, le fondant au chocolat, la crème brûlée, la Tarte au citron, la Tarte Tatin et la Mousse au chocolat. Mais il y a fort à parier que cette liste n'est pas exhaustive. Car les goûts comme les couleurs sont de délicieux sujets de discussion et décuplent les convoitises.

Et, la pâtisserie est à ce point entrée dans notre vie, qu'elle a prêté son vocabulaire imagé à beaucoup d'expressions du langage courant : la cerise sur le gâteau, la crème de...pour désigner la fine fleur, les meilleurs, c'est pas de la tarte, ou encore une « tarte à la crème » pour qualifier un sujet journalistique trop banal et sans saveur.

J'espère que la tarte que je viens de vous servir échappera à la règle !

 

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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 19:00

Je mets ce mardi le 9° billet de Pierre Escorsac qui fut diffusé sur les ondes de "Radio Coteaux". Vous auriez pu l’écouter en Pocast par internet sur le site "Radio Coteaux" à la rubrique" c'est déjà lundi" "Radio Coteaux" 104,5 et 97,7!

Je pense que ce billet va vous inspirer quelques réactions que vous ne manquerez pas de placer ici en commentaire. Certes cela est déjà du passé, mais nous sommes à la rentrée des classe ! Nous nous posons de nombreuses questions au sujet de l’éducation des jeunes, cela nous invite à réfléchir aux solutions à adopter !

Je remercie ce journaliste qui m’a aimablement autorisé à le diffuser sur mon blog. Je me demande comment je dois illustrer ces propos? Après réflexion j’ai retenu ces quelques photos : des portes ouvertes ou fermées vers l’avenir, une statue du monument aux morts, et celle du chevalier d’Assas né au Vigan ! Je vous invite à découvrir un peu d’Histoire en suivant ce lien :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_d%27Assas

Montjoi-Saint-Blancard ! Si quelqu'un vous interpelle avec ces mots dans les rues du village, c'est qu'il cherche le quartier de Montjoi. Et vous n'aurez aucune difficulté à le renseigner surtout si vous êtes sur le seuil de « Radio Coteaux ». Si quelqu'un vous dit, Saint-Blancard-Lalanne-Arqué, là, c'est qu'il cherche sa route pour accéder au village voisin. Rien de plus simple pour lui indiquer son chemin. Et il arrivera d'autant mieux à destination, que l'adressage vient d'être mis en place sur le territoire de la commune. Si quelqu'un vous dit : Bordeaux-Paris, Paris-Roubaix ou encore Paris-Nice, c'est que vous vous trouvez en présence d'un amateur de courses cyclistes et vous n'aurez aucun mal à vous laisser entraîner dans sa roue. Si quelqu'un vous dit : « Sésame ouvre-toi », c'est que vous vous serez laissé emporter dans l'univers secret et onirique d'un conte. Le seul risque est d'être désenchanté en découvrant que le trésor de la caverne d'Ali Baba est purement imaginaire. Mais, jusque là, rien d'inquiétant.

Par contre, si quelqu'un vous interpelle brutalement avec ces mots : « Montjoi-Saint Denis », alors là, oui, vous avez toutes les raisons de vous méfier, Messire ! Alerte maximum, les armées du Moyen-Age sont de retour. Au galop et en ordre de bataille, l'épée à la main et le heaume sur le nez, les troupes menaçantes surgissent du fond de l'histoire pour châtier les premiers de cordée du monde moderne. Et la gifle s'abat sur le premier d'entre eux. A la stupéfaction générale, on a assisté en direct à cette scène incroyable où l'on voit dans un village de la Drôme, le Président de la République souffleté par un croisé de pacotille . Avant de frapper, ce guerrier gavé de yutuberies médiévales a lancé : « Montjoi-Saint-Denis », signant ainsi, du cri de ralliement des Capétiens, son pitoyable forfait. Il ne manquait aux côté des caméras des chaînes d'infos que Béatrice de Montmirail, (Valérie Lemercier) l'héroïne des « Visiteurs » réclamant à cors et à cris son « pola », son polaroïd, pour immortaliser la séquence.

Tout le monde est tombé de haut (sauf, heureusement, le Président) devant cet assaut qui n'avait de chevaleresque que la revendication usurpée. On est tombé de haut aussi quand on a appris que l'armure du Médiéval était plus proche du gilet jaune que de la cotte de mailles. Que l'individu en question fréquentait plus les sites internet douteux ciblés sur l'extrême droite, que le noble repaire des Chevaliers de la table ronde.

Montjoi-Saint-Denis, c'était plutôt rabat-joie sans éclat.

En effet, la suite de l'enquête nous a bien vite révélé le profil de cet amateur d'arts martiaux médiévaux et la mouvance dans laquelle il évoluait. Un condensé de cette inculture bravache qui veut s'en prendre, ni plus, ni moins, aux fondements et aux valeurs de la République. En réalité, le gifleur de la Drôme appartient à ce « populaire inconscient », qui est tout le contraire du « populaire conscient » théorisé par les exégètes de la philosophie sociale.

Que retiendra-t-on de cet épisode fâcheux ? Sans doute pas grand chose, sinon qu'en portant atteinte au Président de la République, l'agité de la Drôme a blessé la République c'est à dire notre démocratie, notre vivre ensemble, notre culture, notre image. Comment réagir face à de telles dérives ? Peut-être en laissant plus de place à la pensée, à la réflexion, au vrai débat, à la confrontation et à l'éclosion des idées. Et en accordant du crédit aux propositions des uns et des autres pour fortifier et non détruire notre modèle. Fortifier non pas avec des fortifications médiévales mais en cultivant les fortifiants du cœur et de l'esprit.

Quant à la gifle, je n'en retiendrai qu'une pour ma part : Celle, inoubliable, que Lino Ventura colla à Isabelle Adjani, sa fille au cinéma, dans la comédie à succès de Claude Pinoteau. C'était en 1974.

Pour découvrir Le Vigan, je vous invite à suivre ce lien :

http://gabray31.eklablog.com/

 

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